Commentaire
- aPolitologue, enseignant-chercheur, Institut universitaire d'études du développement, 20 rue Rothschild, CP 136, 1211 Genève 21, Suisse
- ✉Corresponding author
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Abstract
L’article de MM. Boutaud et Brodhag1 aborde des questions d’une grande importance sous un angle original. Ce texte est divisé en trois parties. La première pose les prémisses, la deuxième présente les résultats de l’étude, et la troisième est plus interprétative. La première partie renvoie à une posture classique des disciplines nomothétiques, en particulier l’économie. Elle propose un raisonnement à partir d’un certain nombre de postulats, présentés comme des évidences qui, acceptables et de fait acceptées, contraignent la suite de l’argument. Le lecteur a dès lors le choix : 1) de la critique externe, c’est-à-dire la remise en question des postulats et la proposition d’un autre raisonnement ; 2) de la critique interne, à savoir l’acceptation des postulats et de leur logique. S’il n’est pas envisageable ici de discuter la notion de développement durable (ou soutenable ?), travail qui a été entrepris par d’autres (Encadré), nous pouvons par contre examiner un premier postulat des auteurs. L’idée de développement durable est-elle apparue dans une volonté claire de coopération, qui a fait place par la suite à des « démarches compétitives » au niveau de son interprétation ? Certes, tout « objet » se construit dans le cadre de règles intelligibles dans un contexte donné2. Demandons-nous quelles sont ces règles en ce qui concerne le développement durable et, sans aller jusqu’à en faire l’archéologie, tentons une hypothèse.

